Partir en week-end en Provence
Provence: villes d’art, villages du Luberon, calanques, marchés et vins. Repères pratiques, saisons, transports, budgets, adresses fiables !
La Provence en trois mots
Lumière. Pierres. Saveurs.
Entre Marseille, Aix-en-Provence, Avignon et Arles, la Provence combine des villes d’art, des villages perchés et des espaces naturels très contrastés. En une heure de route, on passe d’un quai très urbain à des vergers, puis à des collines de garrigue. Le visiteur gagne du temps s’il pense « zones » plutôt que « liste de sites ». Les Alpilles et le Luberon se prêtent aux routes courtes et aux arrêts fréquents. La façade méditerranéenne, autour de Cassis et des îles du Frioul, se visite autrement : mer, falaises, criques et ports.
Côté culture, quelques pôles structurent l’offre : le Palais des Papes, des musées à Aix, et de grands équipements à Marseille comme le Mucem.
La Provence se comprend aussi par ses microclimats. Le vent (mistral) peut rendre l’air très sec. Les écarts de température sont sensibles entre le littoral et l’intérieur. Pour le visiteur, cela change la planification : activités extérieures tôt, puis visites culturelles aux heures chaudes, et une veste légère même en saison douce.
Enfin, la Provence se vit au quotidien : un marché hebdomadaire, un café au soleil, une table simple à base de produits locaux. Cette combinaison explique pourquoi un séjour de 3 à 7 jours fonctionne bien, même avec un programme léger.


La Provence – pourquoi y aller ?
La Provence attire d’abord par sa variété, sur un périmètre raisonnable. On peut organiser un séjour urbain sans voiture à Aix-en-Provence ou Avignon, puis basculer vers des paysages très différents en train régional ou en location de voiture. Le réseau TER/ZOU ! relie les grands axes, mais les villages du Luberon et des Alpilles restent plus simples d’accès en voiture.
L’attrait est aussi saisonnier. Au printemps, les marchés reprennent et les sentiers sont plus confortables. En été, l’offre culturelle devient très dense, avec des rendez-vous comme le Festival d’Avignon (édition 2026 du 4 au 25 juillet).
Le patrimoine est un autre moteur. La zone concentre des traces antiques et médiévales très lisibles. Un exemple simple : passer par Arles pour un itinéraire romain, puis monter à Avignon pour l’architecture et le Rhône, et finir à Aix-en-Provence pour les musées et les rues historiques.
La Provence fonctionne bien si vous aimez alterner « temps long » et « temps court ». Temps long : s’installer 3 nuits dans le Luberon et rayonner. Temps court : une visite de 2 heures, un village pour déjeuner, puis une boucle avant la chaleur de l’après-midi.
Exemple concret : matin au Musée Granet (plein tarif publié à 7 € (7 euros)), déjeuner en centre-ville, puis Fondation Vasarely (billets autour de 15 € (15 euros) selon les options).
Pour les amateurs de nature, la côte calcaire du Parc national des Calanques offre des itinéraires à la journée. L’important est l’organisation : départ tôt, eau en quantité, et vérification des conditions d’accès en période estivale.
Enfin, la Provence se prête aux séjours à thème. Marchés et produits : le marché de Apt le samedi matin est un repère, avec un marché ancien et très étendu.
Vins : on peut consacrer une demi-journée à la Sainte-Victoire ou à Bandol. Artisanat : céramique, savon, tissus, mais avec des écarts de qualité selon les boutiques.
La Provence – où est-ce et comment y aller
Au sens courant, la Provence correspond surtout aux départements Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var, avec des zones intérieures qui montent vers les Alpes provençales. La région se structure autour de trois portes d’entrée : Marseille, Avignon et Aix-en-Provence.
Depuis Paris, la grande vitesse dessert Avignon TGV, Aix-en-Provence TGV et Gare de Marseille-Saint-Charles ; c’est souvent l’option la plus simple si vous ciblez le Vaucluse et les Alpilles.
Pour l’avion, Aéroport Marseille Provence est utile pour la partie ouest. Aéroport de Nice Côte d’Azur peut servir si vous combinez Provence et littoral plus à l’est. Depuis Marseille, l’aéroport est relié à Marseille-Saint-Charles par navette bus ; la durée annoncée est d’environ 25 minutes.
Sur place, trois logiques fonctionnent.
- Sans voiture : privilégiez Aix-en-Provence, Avignon ou Marseille. Les musées, monuments et restaurants se font à pied ou en transports urbains. Les liaisons TER/ZOU ! facilitent des sorties à la journée vers Salon-de-Provence selon les horaires.
- Avec voiture : c’est la solution la plus souple pour le Luberon (Lourmarin, Bonnieux, Gordes), les Alpilles (Saint-Rémy-de-Provence, Les Baux-de-Provence) et les routes de vignes. Comptez des temps de trajet plus longs en juillet-août. Pensez aussi au stationnement : certains centres sont piétons ou très contraints.
- Mixte : train entre les grandes villes, puis 2 à 3 jours de location de voiture pour les secteurs ruraux. Cette approche limite le budget parking et évite de conduire en ville.
Repère concret : si votre itinéraire alterne Avignon et le Luberon, loger près de Cavaillon ou de L’Isle-sur-la-Sorgue réduit souvent les trajets. Les gares existent, mais les derniers kilomètres se font surtout en bus ou en voiture.
Côté déplacements, prévoyez des marges. Les routes panoramiques donnent envie de s’arrêter. L’été, les accès à la mer et à certains villages se saturent vite. Le matin est le moment le plus simple pour bouger, puis on stabilise l’après-midi dans une seule zone. Si vous comptez enchaîner plusieurs villages, privilégiez une base centrale et évitez les changements d’hôtel tous les soirs.


La Provence – quand y aller ?
Le meilleur compromis se situe souvent entre avril et juin, puis entre septembre et début octobre. Les journées sont longues, la chaleur reste gérable, et l’on trouve des hébergements à des prix plus réguliers qu’en plein été.
Juillet et août conviennent si vous visez l’ambiance et les grands événements, mais il faut accepter des tarifs plus élevés et des restrictions possibles dans les massifs, liées au risque d’incendie.
En juillet, Avignon est un cas à part : la ville change de rythme pendant le Festival d’Avignon. Réserver très tôt devient important si vous voulez dormir intra-muros.
Le printemps est aussi un bon moment pour les villages. Les parkings sont moins saturés. Les routes sont plus fluides. L’automne apporte une lumière plus douce et une mer encore tiède sur la côte. Les marchés restent actifs.
L’hiver peut convenir pour les villes. Les visites sont plus calmes. Certaines routes rurales sont agréables, mais quelques sites réduisent leurs horaires.
Un repère utile : les champs de lavande sont généralement à leur maximum entre fin juin et juillet sur le plateau de Valensole, avec des variations selon l’altitude et la météo.
Pour la côte, septembre est souvent plus calme, avec une mer encore agréable. Pour l’intérieur, mai-juin limite la chaleur et les routes sont fluides.
La Provence – quoi faire ?
Pour un premier séjour, alternez culture, nature et villages, avec des journées « courtes ». La Provence se savoure mieux avec 1 à 2 temps forts par jour.
- Avignon : le Palais des Papes se visite en 1h30 à 2h. Le tarif plein annoncé est de 12 € (12 euros). Des formules combinées existent avec Pont Saint-Bénezet et les jardins.
- Les Baux-de-Provence : les Carrières des Lumières proposent des expositions immersives ; le plein tarif publié est de 16,50 € (16,50 euros). Prévoyez un créneau tôt ou en fin d’après-midi.
- Aix-en-Provence : le Musée Granet affiche un plein tarif de 7 € (7 euros) et annonce des dimanches gratuits. Idée simple : musée le matin, puis Fondation Vasarely l’après-midi (autour de 15 € (15 euros)).
- Marseille : le Mucem publie un billet plein tarif de 11 € (11 euros) pour les expositions. L’accès aux espaces extérieurs est gratuit. Combinez avec une marche vers Fort Saint-Jean et le quartier du Panier.
- Calanques : en été, vérifiez les conditions d’accès aux massifs et, si vous visez Calanque de Sugiton, l’accès peut être régulé sur réservation à certaines dates.
Pour voir les calanques sans marche longue, une sortie en bateau depuis Cassis ou Marseille est souvent annoncée entre 26 € et 110 €, selon la durée et le nombre de calanques. - Luberon : le Sentier des Ocres à Roussillon affiche une entrée à 3,50 € (3,50 euros) et se parcourt en 30 à 50 minutes. Prenez des chaussures fermées : l’ocre marque facilement les textiles.
- Gordes : l’Abbaye Notre-Dame de Sénanque publie un tarif adulte à 8,50 € (8,50 euros). Les visites se font sur des créneaux horaires, et la fréquentation est forte en été.
- Camargue : au Parc ornithologique du Pont de Gau, le plein tarif annoncé est de 8,50 € (8,50 euros). C’est une option simple pour observer les oiseaux.
- Verdon (haut Var / Alpes-de-Haute-Provence) : au Lac de Sainte-Croix, la location de pédalo 4 places est affichée à 15 € (15 euros) pour 1 heure, et certains canoës-kayaks à partir de 11 € (11 euros) l’heure. Arrivez tôt pour vous garer.
- Vins : une visite de cave avec dégustation en Côtes de Provence se trouve souvent à partir de 14 € (14 euros) par adulte, et certains sites donnent un prix moyen autour de 29 € (29 euros).
Conseils pratiques : en été, gardez les activités extérieures tôt le matin. Réservez les musées et les villages aux heures chaudes. Prévoyez un budget parking dans les secteurs très fréquentés. Pour les enfants, gardez des pauses courtes : une visite, puis un parc ou un marché. Pour les amateurs de photo, le matin tôt dans le Luberon et en Camargue donne les contrastes les plus lisibles.
La Provence – où se loger
Choisir la zone dépend surtout de votre mobilité.
- Pour un séjour sans voiture, Avignon et Aix-en-Provence sont efficaces. Elles permettent de combiner monuments, musées, restaurants et excursions en train régional. Marseille fonctionne aussi, surtout si vous voulez alterner ville et mer.
- Pour un séjour centré sur les villages, logez 2 à 4 nuits dans le Luberon (autour de Gordes, Bonnieux, Lourmarin) ou dans les Alpilles (autour de Saint-Rémy-de-Provence). Vous réduisez les trajets quotidiens et vous évitez les routes chargées en fin d’après-midi.
Exemples d’hébergements (noms et catégories à vérifier lors de la réservation) :
- La Mirande (Avignon, hôtel 5 étoiles) : localisation centrale, pratique pour le Palais des Papes à pied.
- Hôtel Le Pigonnet (Aix-en-Provence, hôtel 5 étoiles) : option calme près du centre, avec jardin.
- InterContinental Marseille – Hôtel Dieu (Marseille, hôtel 5 étoiles) : bon point de départ pour le Vieux-Port et le Panier.
- Coquillade Provence Resort & Spa (près de Gargas, hôtel 5 étoiles) : adapté pour rayonner dans le Luberon en voiture.
Pour des budgets plus doux, visez les hôtels 2-3 étoiles autour des gares (Avignon centre, Aix, Arles) ou des villages moins médiatisés. Les chambres d’hôtes et gîtes sont très présents à l’intérieur des terres. Cela peut être utile si vous voulez un petit-déjeuner sur place et des conseils d’hôte.
Deux repères pratiques pour choisir :
- Proximité d’un axe : être à 10-15 minutes d’une route principale réduit le temps passé en voiture chaque jour.
- Parking : demandez s’il est inclus. À Marseille et Aix-en-Provence, un parking privé peut éviter beaucoup de détours.
Si vous aimez les marchés, choisir un hébergement à distance de marche du centre évite l’usage de la voiture le matin. C’est un gain de confort. En haute saison, le levier principal reste l’anticipation : les adresses bien situées partent tôt, surtout près de la mer et dans les villages du Luberon.


La Provence – quoi manger
La cuisine provençale se lit à travers ses produits : huile d’olive, tomates, ail, herbes, poissons de Méditerranée, et légumes de marché.
À Marseille, la bouillabaisse est le plat le plus connu. Pour éviter les versions trop simplifiées, appuyez-vous sur la Charte de la bouillabaisse et ciblez des adresses qui la revendiquent clairement, comme Chez Fonfon (Vallon des Auffes) ou Le Miramar (Vieux-Port).
Autres repères utiles :
- Aïoli : plat convivial, souvent servi à midi. Demandez la composition, car elle varie selon les saisons.
- Pistou et soupe au pistou : plus fréquents en été, quand le basilic est à maturité.
- Tapenade et anchoïade : faciles à goûter sur un marché ; vérifiez la proportion d’olive et l’origine des anchois.
- Daube provençale : plus présente hors été, souvent avec polenta ou pâtes.
- Calissons d’Aix : spécialité sucrée liée à Aix-en-Provence ; la Confiserie du Roy René est une adresse de référence.
Côté boissons, la Provence est associée aux rosés. Sur place, l’intérêt est de comparer : un verre au comptoir, puis une bouteille issue d’une cave locale. Si vous aimez les rouges plus structurés, Châteauneuf-du-Pape s’ajoute facilement depuis Avignon.
Bon réflexe budget : au déjeuner, cherchez les menus du jour. Ils permettent de goûter une cuisine locale sans payer le tarif du soir. Sur les marchés, prenez une part de fougasse ou un fromage de chèvre et faites un pique-nique à l’ombre.
Pour une table gastronomique, les repères Michelin sont nombreux. À titre d’exemple, Le Petit Nice Passedat et L’Oustau de Baumanière figurent parmi les adresses très reconnues.
À Apt, le marché du samedi est un bon endroit pour repérer tapenades, huiles et fromages, mais il faut arriver avant 10h pour circuler et se garer plus facilement.
Essayez aussi la fougasse et les olives du marché.
La Provence – les pièges touristiques
Premier piège : vouloir « tout faire ». La Provence paraît compacte, mais les routes secondaires et les arrêts photo rallongent les temps. Un plan réaliste choisit deux zones : Avignon + Luberon, ou Marseille + Calanques + Alpilles.
Deuxième piège : ignorer les règles estivales. Dans les secteurs sensibles, l’accès aux massifs peut être limité selon le risque d’incendie, et certaines calanques comme Sugiton peuvent demander une réservation à des dates précises.
Troisième piège : les produits « lavande » de qualité médiocre. Si vous achetez, privilégiez des producteurs identifiés, surtout pour l’huile essentielle. La floraison étant courte, beaucoup de boutiques vendent toute l’année des produits très standardisés.
Quatrième piège : les parkings. Dans les villages très fréquentés, le stationnement est souvent payant et les places partent tôt. À Roussillon, des parkings sont annoncés à 4 € (4 euros) la journée selon la saison.
Cinquième piège : les « packs » d’excursions très rapides. Ils enchaînent plusieurs villages en une journée, avec peu de temps sur place. Si vous voulez vraiment profiter, gardez au moins une demi-journée pour un seul secteur (par exemple Gordes et Sénanque), puis un retour tranquille.
Autre point : les boutiques de centre-ville vendent parfois des savons ou herbes « fabriqués localement » sans origine claire. Lisez les étiquettes, et comparez avec un producteur de marché.
Derniers conseils pratiques
Sécurité : comme dans toute zone très fréquentée, gardez un œil sur vos affaires dans les gares, les marchés et les lieux de forte affluence. Le risque est surtout celui du vol opportuniste.
Paiement : la carte bancaire est acceptée presque partout. Gardez un peu de liquide pour les petits achats de marché, certains parkings et quelques bars.
Chaleur : de juin à septembre, une gourde est utile. Prévoyez une pause à l’ombre entre 13h et 16h. Dans les Calanques, vérifiez les conditions d’accès le jour même et respectez les fermetures.
Organisation : si vous arrivez à Aéroport Marseille Provence, la navette vers Marseille-Saint-Charles aide à commencer en ville, puis à louer une voiture plus tard pour le Luberon.
Pour les déplacements, partez tôt. Cela réduit le temps de stationnement et améliore le confort de visite. Gardez aussi une marge : une route barrée, un marché plus long que prévu, ou une plage pleine peuvent changer le programme.
Si vous devez retirer, faites-le de préférence en ville, près des banques, et évitez les distributeurs isolés. Pour les paiements sans contact, gardez un moyen de secours (deuxième carte ou espèces).
Enfin, si votre séjour tombe en juillet, anticipez à Avignon à cause du Festival d’Avignon.
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